Le parc de Yoyogi s'étire de Harajuku à Shibuya.
Le weekend, de nombreux japonais viennet y faire de la musique. Ca permet de tester un peu les réactions du public, avant de sortir un éventuel album. Le système de production est assez bizarre au
Japon. Il me semble que les majors fournissent un peu d'argent pour enregistrer un album, puis demandent aux artistes d'aller vendre eux-mêmes leurs disques. Si ça marche bien, ils tirent à des
milliers d'exemplaires, balancent le clip à la télé et organisent la promotion à grande échelle.
Les Japonais pratiquent beaucoup la musique, ils commencent souvent très jeunes. Ca se sent. A Yoyogi Park, les groupes de rock ou de reggae que vous écouterez ne vous rappeleront en rien les
jeunes gominés braillards qui sortent une fois l'an de la cave pour aller beugler quelques chansons à la fête de la musique.
par pierre alex
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Aujourd'hui j'ai travaillé.
Les deux mains dans le carton plume, et une maquette au 300ième d'une magnifique villa pour un millionaire richissime qui gagne beaucoup d'argent. Une maison qui s'intègre au paysage, très joliment
dessinée.
Les choses commencent à se décanter ici, je le sens, ça bouge et je ne parle pas des tremblements de terre.
Mais le plus beau, c'est qu'en rentrant, dans le train, une jolie fille s'est endormie à côté de moi, la tête sur mon épaule.
Le travail, ça a du bon.
par pierre alex
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Aujourd'hui, quelques rendez-vous chez des architectes.
Le deuxième studio où je suis allé se trouve dans le quartier de Jiyugaoka, à une dizaine de kilomètres au sud de Shibuya. Un petit quartier qui ne paye pas de mine mais qui vaut le détour. Je
serais tenté de dire "typiquement japonais", et je le fais. Ce n'est pas parce que je suis ici depuis seulement un mois et que je ne sais même pas dire les hiraganas que je devrais m'interdire les
approximations vaseuses. Si vous avez une meilleure formule, n'hésitez pas à me la suggérer !
On est loin des quartiers "mainstreams" de Ginza, Omotesando, Shinjuku et Shibuya. Jiyugaoka, ce n'est pas le tube de l'été, mais plutôt une de ces chansons populaires dont les refrains sont
chantés cinquante ans plus tard. Beaucoup de magasins, de la fringue, des pâtisseries. Enormément de monde dans les rues. Il y a des salary men en transit. Ils s'arrêtent ici pour boire un peu de
sake, le temps d'oublier la journée, avant de reprendre le train. Histoire de dormir un peu avant celle du lendemain.
A ce propos, la mienne changera un peu de l'ordinaire. Me voilà, pour un temps très limité, "stagiaire maquette" dans un studio d'archi. Rien de très sérieux en ce qui concerne mon avenir
professionel, mais ça me fait plaisir de changer un peu d'air. Et puis, comme dirait l'autre, il faut bien commencer par quelque chose!
par pierre alex
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L'université des Nations Unies, déjà évoquée sur
ces pages, se trouve d'onc sur Aoyama Dori. C'est un building assez récent, et dessiné dans un style plus que carré. Dans cet univers où toutes les lignes tissent l'espace, où les joints des
dalles rejoignent les montants des ouvertures, où les carreaux de verres s'inscrivent dans le prolongement des grilles d'aération, on ne vit pas. On traverse. Un carreau, deux carreaux, trois
carreaux. Ouf. Je suis déjà de l'autre côté.
par pierre alex
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Ikejiri Ohashi est un petit quartier sympa, où l'on trouve tout un tas de restaurants pas chers et bons. Sa particularité est d'être coupé en deux par deux autoroutes superposées et une voie
rapide. Il y a un seul passage clouté pour rejoindre la partie d'en face. Mieux vaut ne pas se tromper de sortie de métro.
Pour une quinzaine d'euros, j'ai très bien mangé au restaurant "Lyon". Pas de sushis ni de takoyakis, vous l'aurez deviné. Il faut dire que je me suis réveillé ce matin avec une énorme envie de
confit de canard. Le genre d'idée fixe qu'on a intérêt à vite évacuer sous peine de sombrer dans la folie. Ce qui fut fait.
par pierre alex
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Samedi à Shibuya. A la sortie de la station, la foule s'écoule au rythme des feux rouges qui immobilisent tout le carrefour. Il pleut sur Tokyo, et les accidents de parapluie sont inévitables. Le
parapluie vinyle, inventé fort à propos, permet donc de dégager une visibilité maximum, et d'éviter les chocs mortels. Pour les petits accrochages, c'est comme quand trois cent personnes sont
tassées dans un wagon de la Yamanote. Un sourire gêné, un "sumimasen" esquissé du bout des lèvres, et on oublie. Si la promiscuité pose problème, mieux vaut ne pas vivre à Tokyo.
Deuxième cours de japonais ce matin, à Harajuku. Je sais dire comment je m'appelle, d'où je viens et "enchanté". Un détail marrant, dans les deux cours, avec des profs complètement différents, on
m'a appris le même mot : "montre". Le proverbe dit que le Kami est dans les détails. Sans doute peut-on voir ici une manifestation du légendaire sens de la ponctualité qui caractérise les
Japonais.
En romanji (alphabet romain), la "montre" se dit "Tokei".
Au troisième top, il sera...
par pierre alex
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Aujourd'hui à Tokyo les voitures volent et les filles sont belles.
Les autoroutes sont splendides, les véhicules traversent la ville juste à la cime des immeubles.
D'improbables bretelles dessinent des rampes de lancement dans l'agglomération. C'est la ville de Blade Runner, on dirait qu'elle est la matérialisation d'un jeu vidéo post apocalyptique.
J'ai passé la journée à vélo, et je me suis perdu comme ça ne métais jamais arrivé. Ici, on peut faire quinze kilomètres dans la direction complètement opposée à sa destination. Les rues ne sont
pas droites, elles n'ont pas de nom et les cartes sont de mauvaise qualité. Quand je demande ma route, on prend son temps pour me répondre... Au bout de cinq minutes d'intense réflexion, on me sort
le chemin parfait. "Vous continuez tout droit pendant seize blocs, puis vous tournez à droite et vous laissez passer huit feux. Là c'est à droite encore, et vous prenez à gauche au niveau du
magasin de livre."
par pierre alex
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En ville, les routes se supperposent sur trois ou quatre étages, et les lignes de trains sont autant de saignées dans cette ville qui grandit et qui a besoin de plus en plus de voies de
communication.
Un nouvelle autoroute, pas de problème! On rase une soixantaine de baraques en bois, quatres petits immeubles, pas de quoi casser une patte à trois canards.
Et oui, faut dire qu'ici, ce n'est pas le fantôme d'un préfet du XIXè siècle qui décide de l'organisation de la cité...
Je reparlerai de ça un autre jour. Ca fait partie des paradoxes franco japonais...
par pierre alex
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Aujourd'hui, premier cours de japonais.
Les leçons sont offertes par la ville de Shibuya, et assurées par des professeurs volontaires.
Elles ont lieu à Waseda Hoshien, une annexe de l'université Waseda, dans le quartier de Takadanobaba.
Bon, je sais dire comment je m'appelle, et j'ai appris des petits trucs sur la grammaire, mais je sens que ça va être une route longue et difficile.
Sur le chemin du retour, ce temple. Quelques salary men y passent, en sortant du bureau... Que demandent-ils dans leurs prières? La question de la religion paraît très en retrait au Japon.
Peut-être qu'entre prêtre Shintoistes, Bonzes et missionaires, il a fallu se faire de la place. On relativise, du coup. C'est sans doute pas plus mal.
par pierre alex
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Aujourd'hui, dernier jours des Golden Week (ouf ! ), une petite ballade dans mon quartier.
Yoyogi Uehara est une petite station où passent la ligne "Odakyu", qui monte sur Shinjuku, et le métro.
Il est donc bien desservi.
Beaucoup de maisons individuelles, voire de petits immeubles, et des commerces de proximité.
Les Porsches Cayenne se glissent dans les ruelles, il y a du fric par ici.
De superbes maisons, des jardins que l'on devine magnifiques (on ne les voit pas de la rue, discrétion oblige).Le seul problème de mon quartier, c'est qu'il est impossible d'y boire un café à moins
de 3 euros.
C'est pas grave, j'ai mon vélo.
par pierre alex
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