Aujourd'hui, j'ai fait l'acquisition d'une bicyclette.
J'avais rendez-vous à shirokane-takanawa, avec un espèce de grand américain sympa qui rentrait chez lui et se débarassait de ses affaires. Tokyo à vélo, ça change tout. Dans le train, on n'est
pas dans la ville. On la regarde défiler comme à la télé, et on se contente de se rendre à tel endroit, en changeant à telle station. En vélo, on se projette dans la ville, on la vit, on s'y
arrête, on la découvre et on s'y perd. J'avoue, j'ai mis deux bonnes heures pour arriver à retrouver le chemin de Yoyogi Uehara, où j'habite. Mais quel plaisir de trouver des tas de petits coins
sympas, qu'on n'aurait jamais remarqué.
A Paris, tu marches...
A Tokyo c'est impossible. Il faut sept ou huit heures pour se rendre de Shibuya à Akihabara à pied. Pourtant, ces deux quartiers font partie du "centre" de Tokyo. Je me dis qu'à vélo, ce sera un
compromis acceptable!
Et puis, il y a aussi une envie, un challenge à relever : essayer d'arriver à m'orienter dans cette ville ou c'est impossible. Pour le moment, je fais des sortes de micro reconnaissances, dans
les quartiers que je connais, et j'apprends, mètre par mètre à me retrouver dans ces rues.
A vélo, je compte m'attaquer à une échelle plus grande, et découvrir comment fonctionne et s'organise ce monstre urbain tokyoite.
A mi chemin entre shirokane-takanawa et Shibuya, au niveau d'Ebisu, cette maison misérable, coincée entre une station service et un poste de police.