Need Coffee (4)
J'avais déjà parlé de Yoyogi Uehara, j'avais déjà montré quelques cafés, mais je n'ai pas encore évoqué le meilleur café de Yoyogi Uehara. Une injustice que je répare à l'instant.Dish, c'est le nom du bar. Ouvert de midi à 3h du matin, on y mange des tartes à la viande, des salades, tout un tas d'entrée et de pâtes à l'italienne, sans oublier le meilleur. Une crème brûlée dont même maman , pourtant fort exigente à ce sujet, se régalerait. Un véritable délice.
Ce bistrot est un peu ma deuxième maison, je vais souvent y boire un ice coffee ou une kirin avant de rentrer dans mes neuf mètre carrés disputer mon espace vital avec les cafards et tout un tas de bestioles qui habitent dans ma piaule sans payer le loyer.
Ces temps-ci je me pose beaucoup de questions sur la suite à donner à mon expatriation japonaise. Mon travail, s'il me permet de vivre plutôt bien, ne me procure pas une énorme motivation, mon apprentissage de la langue se révèle fastidieux, mes amis me manquent ainsi que mes chers parents et ma non moins chère soeur, que j'ai eu le plaisir d'accueillir ici il y a peu. Spéciale dédicace.
En gros, je me demande si je dois me trouver un autre travail de designer produit, continuer dans mon agence jusqu'à ce que toute motivation m'ait définitivement abandonnée, partir enseigner le français dans le nord du Japon, fonder une famille ou continuer mon exil politique post diplôme sous d'autres cieux.
Dans ces moments d'extrême confusion et de doutes profond, un petit passage au Dish ne fait jamais de mal.
Sur un mur, la plus grande tâche de café du monde, soigneusement encadrée, se déroule sur 8 panneaux. De l'autre, cette espèce de fresque révolutionnaire post communiste qui m'évoque, allez savoir pourquoi, des militants d'action directe ou de la faction armée rouge.
De quoi puiser l'inspiration et l'énergie nécessaire à la journée de demain.
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