kendo

Clac! Clac!
Les deux armées se font face, et on se tape dessus à grand coup de bâton.
Les shinais sont composés de quatre lattes de bambous maintenues sous tension par un câble. Les pièces s'entrechoquent à chaque impact, et le bruit sec éclate dans le dojo.
Quatre coups sont permis, à la tête, aux poignets, aux flancs et ) la gorge. Je ne connais pas de sport de combat aussi restrictifs. Tout est dans la maîtrise du coup parfait, du cri kiai, "DO!", CLAC!
J'aime en particulier le coup sur la tête, droit, symétrique, destiné, dans la réalité du combat samourai, à diviser son ennemi en deux parties égales. Les lendemains de bataille de la période edo devaient être particulièrement abominables.
La chaleur est monté dans le dojo, cela fait une heure qu'on se sabre, et certains commencent à fatiguer. C'est pourtant maintenant que c'est le mieux. La séance évolue au rythme des cris du maître, qui donne les instructions. Des tous-petits sont aussi de la partie, ils font un peu n'importe quoi, on leur donne quelques conseils. Ils ont l'air de bien s'amuser, la voie du samourai se sera pour plus tard.
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