Vers Hokkaido (quatrième étape)

Le ferry m'a finalement amené à Tomikomai.
A bord, un groupe folklorique d'Aïnous. Le grand père m'a demandé d'où je venais, et sa petite fille, casquette des yankees, a traduit toute la conversation en anglais. C'est elle qui m'a raconté qu'ils formaient un groupe folklorique, et qu'ils revenaient d'une tournée en métropole.
J'ai rencontré deux autres voyageurs, dont un philosophe. Keiichi parlait français, et il regrettait les Happy Hours des rades de Strasbourg dont il fréquentait l'université. Pourquoi la France?
" Et mec tu déconnes? Parce que c'était gratuit! Je viens de la campagne, personne ne va à l'université chez nous."
Taka, lui, était auto stoppeur professionnel, et il m'a enseigné quelques trucs. Il remontait d'Hiroshima, où il était descendu pour aller cherche du pain chez un ami boulanger. Les deux sont chômeurs. C'est la première fois que j'en rencontre dans ce pays. Ca me fait plaisir. Keiichi vend des PC sur internet. Taka, je ne sais pas.
En débarquant, Keiichi nous a conduits jusqu'à Sapporo dans sa honda civic 1991.
On s'est dit au-revoir, et j'ai appelé Kota, un ami rencontré à Tokyo, et qui a décidé de retourner vivre à Hokkaido.
Il m'a hébergé quelques jours, et on s'est fait une belle excursion dans les montagnes, plus au nord.
Honsen et randonnée.
Les vacances, quoi.
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