L'hotel le moins cher de Tokyo.
C'est la rue.Choix de prédilection pour les salarymen amochés après une soirée bien arrosée.
Ce n'est pas dangereux, ni mal vu. Pour tout dire, c'est très courant, de rentrer chez soi en marchant sur la pointe des pieds dans la rue, de peur de réveiller quelqu'un.
Bah oui, ça paraît idiot, mais c'est très pratique, surtout lorsqu'on n'a aucune chance de se faire salement dépouiller! On croise aussi des filles, mais c'est plus rare. Avec le nombre de pervers qui se balladent dans cette ville, c'est vrai qu'il y a de quoi refroidir les plus échauffées.
L'ivresse est ici considérée un peu différemment, me semble-t-il. Il n'y a pas cette "honte", ni ces tentatives souvent grotesques de camouflage de son ébriété. On est raide, on gueule et on rigole, des fois on en profite pour lâcher à ses collègues ce qu'on a sur le coeur. Tout ce qu'on ne peut dire pendant la journée sans être immédiatement considéré comme un individu dangereux est toléré après quelques heures de picole. Mais attention, il y a des limites. Je déconseille à quiconque de montrer ses fesses dans un bar. Les flics sont très stricts là-dessus. C'est apparemment le chemin le plus court vers un autre hotel, moins roots.
Sinon, quelques mots d'excuses pour ma faible productivité de ces derniers temps.
Qu'est-ce que vous voulez, c'est la crise...
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